Le perdant a toujours tort !

            loser_1711179692 Dans notre société avide de bonnes nouvelles, de sensations fortes, de succès et de bonheur, malheur au dernier, au perdant, au faible, au pauvre ou au malade. En effet, à celui qui échoue, il y’a toujours une avalanche de reproches et de citations congelés qui déferlent sur lui, pour lui remonter le moral, non que dis-je pour  enfoncer d’avantage son moral, et insulter son intelligence. A titre d’exemples, si tu prends quelques risques hasardeux en vue de la réussite d’un projet et que tu échoues, alors on te balancera à la figure, des propos du genre : « Tu es allé trop vite, tu n’as pas suffisamment réfléchi » et des citations du genre : « Qui va lentement, va surement », « la richesse vient à qui sait attendre ». Si par contre, tu ne prends pas de risque et que tu échoues tout de même tu recevras « Dans la vie il faut risquer », « les affaires c’est les risques »  avec comme citation « Qui ne risque rien n’a rien ». Bref si tu ne réussis pas dans tes voies, tu vas sentir ta douleur.

                     Mais quel malheur pour l’humanité d’être réduit à des considérations et jugements si superficiels. Mettant de côté l’amour et la pratique des valeurs morales, philosophiques et religieuses, au profit du « tape à l’œil », du « sonne juste », du « bling bling ». La volonté et les sentiments profonds s’inclinent devant les regards inquisiteurs et perquisiteurs des autres, pour céder la place à la quête du manger et du boire. C’est ainsi que notre histoire est réécrite, que nos rêves sont réorientés et nos pensées remodelées, au grand dam du petit enfant qui pleure en nous. En effet, il veut réagir mais n’y arrive pas, il veut grandir mais trop de poids sur sa tête. Le poids de l’incapacité, de la culpabilité, de la peur du quand dira-t-on ? Car si tu venais à échouer, tes bonnes intentions n’adouciraient personne. Tu ne serais aux yeux de tout le monde y compris toi-même, qu’un loser de plus.

                        Alors que faire ? Eh bien que chacun se mette dans son couloir et en position de départ, je vais compter jusqu’à trois pour lancer la course. Bonne chance à tout le monde et malheur au dernier, non que dis-je, malheur à l’humanité.

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