La puissance de la loi de l’Esprit

Un adage célèbre affirme : « Nul n’est au dessus de la loi ». Les romains et les grecs avec leurs civilisations jugées plus adéquats à l’espèce humaine nous ont enseigné la valeur profonde et indéfectible de la loi. De ce fait, dans la majorité des pays du monde, quand bien même on a des chefs d’états, des gouvernements, des Lobis, et même des dictateurs c’est en fait la loi la véritable autorité. Si elle est bafouée, si elle est piétinée tôt ou tard, les coupables sont interceptés.   Et dans la société en général, on a beau se croire plus malin, plus nanti, plus beau que les autres, la loi finit toujours pas s’imposer à nous.

            L’apôtre Paul parle dans le livre de Romains au chapitre 7  de 3 lois qui s’imposent à lui : la loi de Dieu, la loi du péché, et la loi de l’Esprit. Il convient d’abords ici de distinguer la loi considérée comme ensemble de préceptes à suivre : loi de moïse, constitution d’un pays, et la loi prise comme force agissante : loi de la pesanteur, loi de la reproduction, etc. Pour revenir donc à Paul, nous dirons que la première loi dont il parle fait allusion au premier concept de la loi. Contrairement à la seconde. En effet, il reconnait qu’il veut obéir à la loi prescrite par l’Eternel et véhiculé à travers ses prophètes. Il a conscience de cette loi, et a toute la volonté de la mettre en pratique. Mais il surgit en lui une autre loi agissant comme force de déstabilisation et de répulsion vis-à-vis de la loi de Dieu. Malgré lui, elle lui impose des pensées malsaines, des paroles odieuses et des actes dont intellectuellement parlant, il ne s’y reconnait pas.  Elle l’attire vers le péché qu’il déteste, et l’éloigne de la loi de Dieu qu’il affectionne. Il est donc impuissant devant son destin et subit pour ainsi dire les ravages de la loi du péché qui est encore appelée la loi de la Chair.  La Chair : parlons-en.

La bible nous enseigne que l’homme est constitué principalement de 3 composantes : l’esprit, l’âme et le corps : « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. »1Thess5/23. L’esprit est la composante qui communique avec le monde spirituel et nous donne une perception, une éducation, un comportement spirituel. L’âme est le siège de la pensée, des sentiments et de la volonté, et la chair nous relie au monde physique et nous fait éprouver  toutes les sensations dites charnelles grâce à nos 5 sens. Chacune de ces composantes de l’être est une force puissante qui selon les circonstances intervient pour  influencer nos choix. La férocité de la chair n’est plus à démontrer. Dans notre siècle présent, nous pouvons dire sans risque de se tromper qu’elle est passée maîtresse des vies. Le sexe, l’argent, la nourriture, l’alcool, la musique, la danse, la drogue, la cigarette, etc. Il y’en a plus que pour ça dans les média, les familles,  les écoles, les lieux de services, etc… Tout le monde veut bouger, écouter, goûter, sentir, toucher, s’inonder de sensations toujours plus aphrodisiaques, euphoriques, et récalcitrantes les unes que les autres.  Ça c’est la loi de la chair. Telle est un volcan qui sort du plus profond de notre intérieur, elle nous fait bouillir et nous pousse à nous rependre dans tout notre environnement, et de milles façons possibles ; blessant au passage, trompant, insultant, et détruisant tout, y compris nous même. Prenons le cas du sexe par exemple. Combien de fois s’est on promis de ne plus tromper notre partenaire et l’instant d’après à la première occasion on l’a fait ? Combien de fois n’avons-nous trouvé aucune raison intellectuelle de coucher avec une personne mais l’avons quand même fait. Combien de fois après un acte sexuel, ou un flirt ne nous sommes nous pas posé la question de la justesse de cela ? La chair est belle et bien une force, et le plus souvent destructrice. David l’a découvert à ses dépends lorsqu’il se promenait sur son balcon. Il  aperçut la belle Bath-Schéba et défia la loi de Dieu au profit de la loi du péché. La bible appelle aussi cette loi,  la loi de la mort car le salaire du péché c’est la mort « rom 6/23 ». Paul lui aussi en a souffert, il a eu la clairvoyance de constater ce dilemme, ce combat perdu d’avance qui se déroulait au dedans de lui. Alors il s’est écrié : « Misérable homme que je suisqui me délivrera de ce corps de mort »Rom7/24  Est-ce donc une fatalité, sommes-nous donc condamnés à toujours obéir à la loi de la chair ? Non il y’a une bonne nouvelle, oui la bonne nouvelle du Salut.

Le christianisme trouve toute sa justification dans le mot Salut qui signifie « sauver ». Mais de quoi en réalité sommes nous sauver ? Du péché et de la mort. Cette loi récalcitrante au-dedans de nous, qui s’est nourrie de la désobéissance d’Adam et Eve et des péchés de nos générations antérieures et présentes. Celle qui s’est royalement installée à la place du pilote, et nous donne l’illusion de nous amener au  ciel et pourtant nous conduit tout droit vers la mort intérieure d’abords et vers l’enfer ensuite. Oui de même que le Seigneur pour délivrer l’homme possédé a d’abords envoyer le démon dans le troupeau de porcs et les a ensuite précipité dans le ravin, de même il a pris sur lui  le péché, il s’est chargé de cette loi qu’il a volontairement ingurgitée pour nous en libérer , et s’est ensuite donné la mort pour la vaincre. Et la preuve de sa victoire ? Eh bien il est ressuscité, il tient désormais les clés de la mort qu’il a si bien emprisonnée. Alors nous sommes libres, nous pouvons joindre à notre volonté l’action qu’il faut, nous pouvons  choisir notre destinée car nous avons été affranchi de la loi qui nous retenait captifs : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.  En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » Rom 8/1-2. Oui il a fallu une autre loi pour vaincre la première, une autre autorité pour soumettre la seconde c’est la loi de l’Esprit, la troisième dont nous rapporte Paul.

L’Esprit est la puissance promise par Le Seigneur à ses disciples avant qu’ils ne lancent l’assaut sur le monde : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »Act 1/8 ; L’Esprit est la force qui a permit à Pierre de faire 3000 convertis juste en une prédication et déclenchant ainsi le premier Réveil dans l’histoire. L’Esprit est le vent qui a poussé Paul à travers ses voyages apostoliques et le canal par lequel il a reçu les révélations du Seigneur. L’Esprit est la promesse de Dieu pour nous humains afin que nous accomplissions des œuvres surhumaines : Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions. Joel2/28.  De  toutes les forces que peuvent subir un être humain, l’Esprit est la plus puissante. C’est elle qui convainc du péché, c’est elle qui délivre de l’oppression, c’est elle qui nous guérit miraculeusement. Attardons nous plus sur ce premier attribut. Si la Chair nous convainc de pécher contre nous-mêmes, les autres et le Seigneur, car très forte, l’Esprit de Dieu perçu par notre esprit, nous donne la force de résister à la chair et donc d’accomplir de bonnes œuvres. L’amour, la morale, le respect d’autrui, etc ne peuvent à eux seuls nous délivrer de nos faiblesses. Un adage dit« A bon chat, bon rat » Il n’ya que l’Esprit envoyé par Dieu pour ramener les hommes à lui, qui est mandaté pour cela. Et cette force qui nous remplit, détruit en nous ce que rien d’autre ne pouvait détruire. De même que le péché nous surprend très souvent, nous impose sa loi sans se soucier de notre volonté, nous faire courber sans demander notre avis, de même l’Esprit quand il vient, quand il localise sa cible, elle n’a plus le choix, elle peut résister si elle veut, mais l’Esprit finit toujours par gagner. D’où la justification de l’évangélisation. S’il ne fallait en effet que compter que sur les potentialités humaines, sur les raisonnements, et les bonnes volontés des pécheurs, l’évangélisation ne servirait à rien. Ce serait juste un coup d’épée dans de l’eau. C’est l’Esprit qui accompagne l’évangéliste, et quand il a ouvert la bouche pour parler ou parfois même avant, l’Esprit pénètre dans l’esprit du pécheur qui prend conscience de certaines choses et les transmet au reste de son être sans en avoir le choix, car ce phénomène d’impact spirituel est inné en l’homme. Soit donc il est convaincu directement, soit les forces en présence se battent pour garder le contrôle. Mais plus l’intensité de l’Esprit est élevée, plus vite elles capitulent toutes. Donc en fait tout pécheur peut se convertir. Il suffit qu’il fasse la rencontre avec l’Esprit. L’évangéliste est celui qui permet cette rencontre. D’aucuns vont s’écrier que c’est Dieu qui appelle, c’est donc lui qui permet la rencontre. Et ceci nous donne l’occasion de parler du précurseur, du déclencheur de l’Esprit : la prière. Jésus à son départ a demandé aux disciples d’attendre l’Esprit dans la prière. Tout le livre des actes des apôtres et les épitres nous montrent que l’Esprit a agit avec la complicité des premiers chrétiens qui priaient abondement. Dieu est prêt à toucher les païens, mais il veut d’abord être touché par la prière. C’est par la prière qu’Elie un homme comme nous a fait descendre la pluie du ciel, c’est par la prière que Paul et Silas ont été délivrés de la prison, c’est par la prière que Jonas est sorti du ventre du poisson. Prenons des cas plus contemporains. Tous les Réveils du monde ont été occasionnés par la prière. En effet des hommes remplis de l’Esprit, soucieux du Salut des autres, se pliaient en quatre dans la prière jour et nuit, afin de faire descendre le Saint Esprit. Evan Roberts instigateur du Réveil du Pays de Galles en 1904 enseignait à l’église de Morija de prier ainsi : «  Au nom de Jésus, envoie l’Esprit à Morija »  Et l’Esprit est venu et a ravagé tout sur son passage. Richard Baxter affirme : « La prière doit être à la base de notre service, tout autant que la proclamation du message de salut, et nul ne peut prêcher de tout son coeur s’il n’a pas la même ferveur dans la prière d’intercession. Si nous ne savons pas obtenir de Dieu qu’Il donne la repentance et la foi, nous n’obtiendrons pas davantage de résultats par notre prédication. L’apôtre Paul nous en donne fréquemment l’exemple quand il déclare qu’il prie nuit et jour pour ses convertis. »  Nous terminerons cette exhortation à la prière par une citation de Oswald J. Smith : « Si la conversion est l’oeuvre du Saint-Esprit, la prière est la puissance qui provoque cette opération divine »

En somme, le péché est réel, sa force est évidente, et grand est le défi de l’homme de s’en débarrasser. Jésus par sa mort nous apporte le Salut qui nous délivre de cette loi de mort. Car une autre loi encore plus terrible s’impose à nous et soumet même les résistances les plus féroces. Il revient à nous chrétiens, évangélistes, de créer un canal de rencontre entre les pécheurs et Dieu. Toute personne peut être touchée par la Parole de Dieu. Mais encore faut-il qu’il la connaisse, qu’il la perçoive. Il faut donc le lui apporter avec la certitude que si le Saint Esprit est de la partie, la personne n’aura pas le choix car cette force est irrésistible. Nul ne peut résister au pouvoir de Dieu. Jonas ne le démentira pas. Aucune puissance n’est au dessus du de celle de Dieu, Ramses, pharaon d’Egypte en a fait la démonstration. C’est un combat gagné d’avance. Mais encore faudrait-il faire descendre l’Esprit. Rappelons-nous : Dieu veut toucher le pécheur, mais il veut aussi être touché par l’intercesseur. Nous devons intercéder, jour et nuit comme l’ont fait les apôtres et tous les hommes de foi qui nous ont précédés. « Dieu m’a amené à une telle agonie dans la prière, ce matin, que j’étais tout en sueur, bien que dans un lieu ombragé, exposé au vent. Mon âme s’est envolée bien loin de ce monde, aspirant au salut de multitudes d’âmes perdues ! » (David Brainerd).

Il est souvent dit que la jeunesse est le fer de lance de la nation, nous pouvons parallèlement déclarer que la prière est le fer de lance de l’Esprit. Et quiconque est touché par cette lance imparable meurt de son péché et ressuscite dans sa nouvelle nature de fils ou fille du Royaume. On n’y peut rien : c’est la loi !

Une Réponse

  1. très propfond et édifiant cet enseignement.

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