Qui es-tu ?

qui_est_ceDès l’instant où notre maman a conscience de notre existence dans son ventre, et bien elle nous donne une identité : son enfant. Quelques temps après a vu le jour, on nous donne une identité à travers notre nom, notre famille plus ou moins élargi. Quand nous grandissons nous identifions de nombreuses facultés en nous qui apparaissent au fur et à mesure et modèlent à leur tour notre identité. Sans oublier l’interaction avec la société qui impacte notre vision de la vie, nos choix, nos motivations et nous amène à des destinations variées tant sur le plan affectif, socio-professionnel et religieux. En fait tout au long de notre vie, nous nous revêtons et nous nous dévêtons de multiples identités selon les chemins empruntés. Alors à la question de savoir qui es-tu ? Chacun de nous a une ou plusieurs réponses à donner. Soit que je suis le fils de telle personne plus ou moins célèbre, je suis cadre de telle entreprise, je suis titulaire de tel aptitude ou tel diplôme. Ou pourquoi pas je suis citoyen de tel pays. Au fait au-delà de ce que la société a fait de nous, nous recherchons inlassablement notre identité intrinsèque, profonde, véritable, pure, qui ne demande qu’à être révélée. Qui suis-je, Pourquoi suis-je né, quelle est ma destinée ? Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce que je voudrais être ? Quelle est ma vraie nature ? Ces questions existentielles sont bien légitimes dans un contexte ou tellement de propositions nous sommes faites à longueur de journée, tellement de visages rencontrés et oubliés, tellement d’amour et rancœur exprimés à tout bout de champs, que chacun aimerai bien savoir qui il est pour déduire ce qu’il doit devenir. En effet, si tu ignores qui tu es, tu ne sauras pas quel choix faire pour exprimer ce que tu es. D’où la question : Qui es-tu ?

En fait cette question est d’autant plus pertinente que lorsque même on pourrait citer plusieurs qualificatifs qui nous identifient, encore faudrait –il définir une priorité. En effet on peut être à la fois épouse, mère, employée, pasteur. Tout cela c’est tant de choses en lesquelles on peut s’identifier. Alors à la question de savoir Qui es-tu ? C’est selon un ordre de priorité, un ordre d’identification qu’on devrait répondre. Celle qui se dit d’abords mère avant épouse assume en son for intérieur que sa première mission c’est de s’occuper de ses enfants. Ensuite son mari, son travail etc. Une telle personne n’acceptera pas par exemple que son travail ou ses relations amicales empiète sur sa famille ; ses enfants, son époux avant tout. Il en ait de même pour chacun d’entre nous. Ce que nous considérons comme notre première identité, est la plus représentative de notre personne, est chéri bien plus que les autres et oriente en majorité nos décisions, nos choix, nos luttes. Quand Jésus à 12 ans décide de ne pas suivre ses parents et reste au temple de Jérusalem pour proclamer la Parole de Dieu aux sacrificateurs, sa mère l’ayant retrouvé 3 jours après lui demande pourquoi a-t-il agit ainsi ? Et à lui de répondre ne sais-tu pas que je dois m’occuper des affaires de mon père ? (Luc 2/49). Par-là Jésus faisait signifier à sa mère que sa première mission était celle d’annoncer la Parole de Dieu. Avant de se considérer comme fis de Joseph et Marie, il se considérait d’abords comme Fils et Missionnaire de Dieu. Toute autre chose était secondaire. C’est cette assurance en sa mission qui a guidé ses pas à travers les rues d’Israël tout au long de sa vie qu’il sacrifia toujours au nom de cette identité de Fils de Dieu qu’il se reconnaissait. Dans Mat16/16, il demande à ses disciples ce qu’il pense de son identité, Simon Pierre lui répond tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus approuva. Il savait qui il était et cette vérité guidait ses pas. IL doit être de même pour nous. Nous devons avoir un ordre de priorité dans nos choix dicté par un ordre de priorité de nos identités. Car bien souvent nos désirs s’opposent entre eux, nos aspirations prennent parfois des chemins contraires. L’exemple de la mère au foyer, employée de tout à l’heure est le cas typique. Elle aime bien sa famille, et également son travail. Mais quand son premier choix est menacé elle met sn travail en second plan.

Alors en te posant la question de savoir qui tu es ? Tu devrais en fait répondre à la question Qui es-tu d’abords ? Et cette réponse est fondamentale dans la vie de tout un chacun et en particulier dans la vie du chrétien.   La bible nous raconte des histoires merveilleuses racontant le passé héroïque et le futur glorieux du peuple de Dieu. Mais très souvent des réalités quotidiennes et présentes s’imposent à nous. Faisant appel à nos aptitudes, nos positions dans la société, nos engagements pris çà et là. Et malheureusement la vie contemporaine ne rime pas toujours avec la version prodigieuse que nous promettent les Saintes écritures. Dans ces circonstances de carrefour parfois très pénibles chez les chrétiens, nombreux sont ceux qui donnent à leur identité chrétienne une place secondaire. « C’est vrai que je suis un chrétien, mais je suis d’abord un époux, un père … ». « C’est vrai que je suis un chrétien mais je suis quand même un jeune, il faut bien que je vive ma jeunesse… » « C’est vrai que je suis un chrétien, mais je suis d’abord une femme, j’ai des besoins », etc. Combien de fois souvent éclipsons nous notre identité chrétienne par d’autres que nous jugeons plus importants ou plus légitimes ? Et c’est bien dommage, car en tant que chrétien, notre première identité est « enfant de Dieu » selon qu’il est ecrit : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » Jean 1/12.

Oui nous sommes de chrétiens avant touche chose. Nous portons le nom de Jésus avant tout autre nom, nous sommes responsables de son ouvrage avant tout autre ouvrage. Si nous reconnaissons cette priorité de la foi, Si nous sommes convaincus que notre première conseillère est la bible et notre première quête le Salut, alors nous saurons faire les bons choix quand des questions difficiles se poseront. Nous saurons dire non à toute sorte de mal, non à la compromission quand bien même des tempêtes géantes se soulèveront. L’apôtre Paul nous exhorte à être en tout point parfait afin d’être irréprochable lors du retour du Seigneur (1 thess 5/22-24). C’est dire que c’est lui notre premier mari, notre premier miroir, notre premier juge, notre premier soucis. En effet la bible dit de lui qu’il est l’Epoux, et l’église, son épouse. Honorons le comme il se doit, lui qui nous réserve une place de choix auprès du père et qui nous connais chacun par son nom, son histoire, sa destinée, son identité. Alors comme l’apôtre aimait à se présenter dans ses épitres « Paul apôtre du Seigneur », à la réponse de savoir qui -es-tu ? Je répondrai en toute assurance et toute humilité qu’avant tout je suis, « Dave, Serviteur du Seigneur ». Et toi que dis-tu de toi même ?

Qui nous roulera la pierre ?

 pierre_1« Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles: Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre? » Marc 16/3-4

 Quelques jours après sa mort, Jésus le Seigneur est dans le sépulcre dont l’accès est fermé par une pierre qui empêche monsieur tout le monde d’entrer. Cette pierre a été placée par les autorités voulant créer une véritable barrière entre le Seigneur et ses fidèles. Alors le premier jour de la semaine, les femmes, conscientes de ce blocus, bien que déterminées à le rencontrer, se demandaient comment elles de sexe féminin donc avec peu de force physique, pouvaient avoir accès au Corps du Christ ? Quels hommes forts devaient rouler la pierre pour elles ? Quels hommes gentils, courtois, devaient briser la barrière qui les séparait de leur Seigneur ? Qui devaient leur montrer comment avoir accès à la présence du Seigneur ? Cette inquiétude, ce questionnement, quelqu’un d’autre l’a eu par la suite dans les actes des apôtres. Il s’agit de l’eunuque Ethiopien.

« Philippe accourut, et entendit l’Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit: Comprends-tu ce que tu lis? Il répondit: Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui. » Actes 8/30-31 ;

 L’eunuque éthiopien voulait effectivement comprendre, saisir, découvrir la Parole de Dieu, mais il n’avait personne pour le guider ; Il n’y avait personne pour enlever le voile, le blocus qui l’empêchait de connaître la vérité et donc d’être sauvé. Qui devait rouler la pierre pour lui ?  Dans la première situation, Dieu, conscient de cette pierre nocive, a envoyé des anges rouler la pierre, afin que le Seigneur soit visible par tous.

 « Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s’assit dessus. » Mat 28/2

 Alléluia, le blocage était levé, la porte était grande ouverte, quelqu’un avait roulé la pierre pour elle. Elles pouvaient donc rencontrer le Seigneur qu’elle vit quelques temps après dans le jardin.

Dans le second cas, l’Eternel a suscité Philipe pour déchirer le voile de l’éthiopien, il est venu lui expliquer les saintes écritures, il a roulé la pierre qu’il y’avait entre lui et le Seigneur. Ainsi l’éthiopien, éclairé, ayant eu accès à la présence de Dieu aidé par Philipe donna sa vie au Seigneur et se baptisa.

« Philippe dit: Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit: Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu. » Actes 8/37.

 De nos jours combien sont –ils ces personnes qui ont soif consciemment ou non de connaitre le Christ mais qui n’ont personne pour leur montrer le chemin ? Combien sont –ils qui comme les femmes à avoir fait le parcours du combattant pour rencontrer le Seigneur mais qui sont freinés dans leur élan et leur zèle par une barrière imposée par les hommes, la nature, ou les circonstances. Ça peut être une loi qui milite expressément contre l’avancée de l’évangile, comme dans ces pays où le prosélytisme est interdit ! Ou alors ces milieux ou des contextes sociaux de libertinage sont favorisés, masquant ainsi le chemin de la vérité au peuple qui ne connait plus la différence entre le bien et le mal. Ça peut être même l’influence d’une religion qui par ses dogmes et croyances a mis le Seigneur dans une bouteille qui a été ensuite jetée au fonds de la mer, pour empêcher quiconque de connaitre son contenu. Les pharisiens au temps de Jésus en sont un exemple typique.

 Le paralytique de la belle porte ayant grandi dans ce contexte corrompu de la vérité, ne savait pas que le Seigneur pouvait le guérir. Il s’était contenté de mendier chaque jour sans espérance à une guérison totale. Mais une fois de plus Dieu envoya ses serviteurs briser la glace de son ignorance. Pierre et Jean ne pouvaient supporter un tel gâchis plus longtemps. Descendant d’Abraham, et donc héritier de ses promesses, comment ne savait-il pas que la guérison lui était accordée en Jésus. C’est par une Parole que son voile fut levé, que son corps fut libéré et qu’il entra dans la présence du Seigneur par des louanges.

 « Alors Pierre lui dit: Je n’ai ni argent, ni or; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. » Actes 3/ 6-8

 Son handicape l’empêchait d’entrer dans le temple, et son ignorance barrait la route à son miracle. Pierre et Jean lui ont montré le chemin, ils ont roulés la pierre qui le séparait de la vie en abondance.

 La bible nous raconte aussi l’histoire de ce paralytique emmené devant le Seigneur porté par quatre hommes. Ces derniers usant de leur volonté de fer, leur intelligence, et leur foi en Jésus, ont permis à leur malade, de rencontrer le Seigneur et de recevoir lui aussi sa guérison. (Marc 2/1-11)

 Aujourd’hui, Pierre, Jean, Philipe ne sont plus là, mais nombreux sont ceux qui soupirent encore après le Christ. Cherchant à le connaitre, le voir, le toucher, le saisir, l’adorer, comme le souhaitent les femmes du sépulcre et l’eunuque éthiopien. De même, comme ses paralytiques attendent un mot, un regard, une touche de lui pour recevoir la guérison, la paix, l’amour, ou la solution à un quelconque problème. Mais ils n’ont personne pour leur montrer le chemin, ils n’ont personne pour leur parler du Seigneur, ils n’ont personne pour déclarer sur eux la bénédiction du Seigneur, et consciemment ou pas ils se posent cette fatidique question : Qui nous roulera la pierre ?

 La bible nous dit qu’à la mort du Seigneur sur la croix, le voile du temple s’est déchiré, rompant ainsi la barrière qui séparait le peuple du lieu très saint. Désormais l’accès à la Gloire de Dieu était permis à tout le monde. Mais cela ne remet nullement en question que le Seigneur a prévu dans son plan de salut, que les uns doivent aider les autres à rencontrer le Seigneur . L’apôtre Paul dit à ce sujet :

« Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche? » Rom 10/14

Comment vont-ils rencontrer le Seigneur, si personne ne leur roule pierre ?

 Aujourd’hui plus qu’hier le peuple a besoin de valeureux serviteurs de Dieu dévoués à la tâche toujours prêts à relever un malheureux, soutenir un nécessiteux, encouragé celui qui tombe en défaillance. Ce sont principalement nos prophètes, pasteurs, ou autres ministres de Dieu envoyés pour l’édification de l’église. « Jésus Christ est le Fils de Dieu » Act 8/37. Quelques fois nous avons tendance à l’oublier, pour des raisons superficielles ou plus profondes. Ce qu’on attend à ce moment, ce à quoi on soupire légitimement, c’est d’avoir les réponses à nos questions, les solutions à nos problèmes. Alors le Seigneur dans sa bonté nous envoie un témoin du ciel qui a les réponses à plusieurs ou à toutes nos questions. Avec un vent nouveau, il apporte dans nos vies paix, joie, guérison, foi, amour. Cet ange salvateur ça peut être l’autre, mais aussi ça peut être toi, ça peut être moi. En effet lorsque nous avançons pour toucher le Seigneur, n’oublions pas que certains trainent encore le pas derrière nous, naviguent à vue, ou abandonnent en chemin. Nous pouvons les ignorer et continuer, mais nous pouvons aussi nous précipiter au-devant d’eux pour les soutenir, leur parler au nom du Seigneur. Et très souvent c’est dans cette situation de berger, que nos pierres personnelles sont aussi roulées. S’il faut persévérer dans l’attente du secours de Dieu face à un obstacle personnel, autant le faire en rendant service autour de soi. Qui sait ce qui se trouve derrière la pierre de l’autre ? Qui sait si le Seigneur ne nous y attend pas ?

Le perdant a toujours tort !

            loser_1711179692 Dans notre société avide de bonnes nouvelles, de sensations fortes, de succès et de bonheur, malheur au dernier, au perdant, au faible, au pauvre ou au malade. En effet, à celui qui échoue, il y’a toujours une avalanche de reproches et de citations congelés qui déferlent sur lui, pour lui remonter le moral, non que dis-je pour  enfoncer d’avantage son moral, et insulter son intelligence. A titre d’exemples, si tu prends quelques risques hasardeux en vue de la réussite d’un projet et que tu échoues, alors on te balancera à la figure, des propos du genre : « Tu es allé trop vite, tu n’as pas suffisamment réfléchi » et des citations du genre : « Qui va lentement, va surement », « la richesse vient à qui sait attendre ». Si par contre, tu ne prends pas de risque et que tu échoues tout de même tu recevras « Dans la vie il faut risquer », « les affaires c’est les risques »  avec comme citation « Qui ne risque rien n’a rien ». Bref si tu ne réussis pas dans tes voies, tu vas sentir ta douleur.

                     Mais quel malheur pour l’humanité d’être réduit à des considérations et jugements si superficiels. Mettant de côté l’amour et la pratique des valeurs morales, philosophiques et religieuses, au profit du « tape à l’œil », du « sonne juste », du « bling bling ». La volonté et les sentiments profonds s’inclinent devant les regards inquisiteurs et perquisiteurs des autres, pour céder la place à la quête du manger et du boire. C’est ainsi que notre histoire est réécrite, que nos rêves sont réorientés et nos pensées remodelées, au grand dam du petit enfant qui pleure en nous. En effet, il veut réagir mais n’y arrive pas, il veut grandir mais trop de poids sur sa tête. Le poids de l’incapacité, de la culpabilité, de la peur du quand dira-t-on ? Car si tu venais à échouer, tes bonnes intentions n’adouciraient personne. Tu ne serais aux yeux de tout le monde y compris toi-même, qu’un loser de plus.

                        Alors que faire ? Eh bien que chacun se mette dans son couloir et en position de départ, je vais compter jusqu’à trois pour lancer la course. Bonne chance à tout le monde et malheur au dernier, non que dis-je, malheur à l’humanité.

Prends garde à toi

attentionLorsque les excès du manger et du boire appesantissent ton cœur
Prends garde à toi !

Lorsque les soucis de ce monde t’enlèvent sommeil et paix
Prends garde à toi !

Lorsque tu regardes aux choses visibles et non plus à celles invisibles
Prends garde à toi !

Lorsque d’obscures pensées et  de vaines paroles agitent ton âme
Prends garde à toi !

Lorsque tu ne cours plus, et ne frappe plus
Prends garde à toi !

Lorsque tu mets la main à la charrue et regarde en arrière
Prends garde à toi !

Lorsque tu ne veilles plus et ne prie plus en tout temps
Prends garde à toi !

Un peu de laxisme, un peu d’égarement,
Et la folie te surprendra comme un voleur, et la mort comme un homme en armes.

Nous étions soldats

soldats

Te souviens-tu ?

De la bataille de la Foi près du lac Ténèbres,

Main dans la main, nous avancions afin de repousser le danger ;

Alors que des sables mouvants  voulaient nous engloutir,

Et que les flèches enflammées de l’ennemi sifflotaient dans nos oreilles

Tu m’as dis : «  si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Te souviens-tu ?

De l’épisode de la bête à dix cornes et sept têtes ?

A qui nous avons tranché chacun une tête,

Pendant qu’elle crachait du feu, et détruisait tout sur son passage,

Et que tout le village lui prêtait allégeance,

Tu m’as dit : «  le malheur atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours ».

Te souviens-tu ?

Des chants glorieux que nous exécutions ensemble,

Des récits de nos anciens  combattants qui racontaient leurs bravoures ?

Des victoires miraculeuses que nous avons vues et entendues ?

De l’espérance que témoignait la lueur dans tes yeux ?

De la phrase que tu avais gravée sur une pierre : « Nous sommes libres » !!

Te souviens-tu ?

Du jour où je ne me sentais plus à la hauteur,

Soucieux de mon lendemain, j’entrepris d’abandonner le combat,

Me sous-estimant, je confessai que je n’y arriverai jamais

C’est alors que tu m’as dit : « Vaillant Héros, »

« Va avec la force que tu as. »

Mais maintenant,

Tu es parti très loin de moi.

Tu as renié tes anciens maîtres et compagnons d’armes

Tu as abandonné ton poste, et l’ennemi en a profité.

Si tu ne m’avais pas tout appris, je t’aurai certes suivi,

Car je t’ai toujours pris en modèle.

Mais maintenant,

Je suis affranchi de l’ignorance, et de la peur

Contre vents et marées j’avancerai

Pour l’honneur du Royaume, je ne déserterai pas

Car je sais que mon Rédempteur est vivant,

Et il se lèvera le dernier !!!!!!!!!!!!

La Joie du Seigneur est notre force

joie-du-seigneur« (Esdras) leur dit : Allez, mangez des viandes grasses, buvez des liqueurs douces et envoyez des parts à ceux qui n’ont rien de prêt, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel est votre force. » Néhémie 8/10.

J’ai juste envie de confesser par ce biais que le Seigneur prend plaisir à notre joie. Il procure d’ailleurs  lui-même cette joie à ses enfants ; une joie qui  a pour vocation de nous réjouir, et de nous fortifier.  Elle n’est pas fabriquée, elle n’est pas usurpée. Elle n’est non plus méritée, encore moins accidentelle. Mais elle est donnée à tous. Comme une musique, elle accompagne sa présence,  comme du sel, elle donne du gout à la vie. En effet, Pourquoi s’affligez quand le maître est là ? Pourquoi cacher la gloire de Dieu qui rayonne sur notre visage ? Pourquoi ne pas partager avec tous la joie du Seigneur.

Pendant les moments d’adoration et de louanges, pourquoi faire la fine bouche ? Pourquoi garder un silence de cimetière quand nous pouvons célébrer sa présence par des chants, danses et réjouissances diverses. Esdras était étonné en effet des afflictions du peuple pendant  cette communion avec Dieu, en ce jour mémorable de nouveau départ.  C’est la fête, le Seigneur a effacé le deuil passé, le Seigneur a renouvelé sa bonté, l’Eternel nous a fait du bien. Alors dansons, buvons, chantons, car ce jour est consacré à l’Eternel. L’apôtre Paul dit « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » 2 Corinth 3/17. Liberté de se mouvoir, liberté de s’exprimer, liberté de briller.

Mais doit-on se réjouir chaque jour ? N’y a-t-il pas des moments ou le silence et les pleurs sont indiqués ou même incontournables ? Eh bien quand cela arriverait, quand les lamentations rempliraient  ton cœur, quand ta poésie deviendrait lugubre et mélancolique, souviens toi comme Jérémie, que les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, et qu’elles se renouvellent jour  après  jour (Lamentations 3/22). Alors espère en l’Eternel, et tu verras  ton cœur à nouveau se remplir de joie. Car l’Eternel vit éternellement,  et chaque jour témoigne de sa présence. Honore donc cette présence en manifestant sa joie, car c’est lui qui a fait ce jour, comme le rappelle le psalmiste : « C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie! »  Ps 118/24. 

« Que le Dieu de l’espérance nous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que nous abondions en espérance, par la puissance du Saint Esprit ! »  Rom 15/13.

La Sagesse, don gratuit de Dieu

 sagesse« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » Jacques 1/5

De tous les ingrédients  indispensables à une vie chrétienne victorieuse, la Sagesse compte bien parmi les plus importantes. Nous pouvons définir la Sagesse comme étant l’aptitude à agir selon la volonté de Dieu. En Effet,  combien souvent dans notre quotidien, il est difficile de prendre les bonnes décisions. Lorsqu’on est en manque de ressources, on ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Alors bonjour  la panique, le défaitisme, le fatalisme et très vite, on prend la décision la moins risquée ou la plus évidente, bien qu’on sache que c’est la moins efficace. D’un autre côté quand on est plein de ressources, d’opportunités, de choix, qu’on se sent en confiance, on cherche la solution la plus facile à nos yeux, celle qui nous garantit 100 % de réussite. Puisqu’on a le choix, au temps mieux faire le bon. On range donc en général la raison, la justice, la vérité dans le placard pour obéir à nos envies et désirs, à nos sentiments soit de joie, soit de peur.  Dans ces deux cas de figure, la Sagesse a du mal à trouver sa place. Et bonjour les pleurs, les regrets, l’éloignement de Dieu. Et pourtant on aurait pu éviter tout ça en faisant ce qui est juste aux yeux de Dieu. Ce qui est vrai, ce qui est éternel. Car ce qui vient de Dieu est éternel : « Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.» Jean 11/26.   Alors que choisir ? Prendre une décision sous le coup de l’émotion ou de notre analyse humaine et regretter ensuite, lorsque le vent va tourner ? Ou s’en remettre à Dieu pour agir selon sa volonté et bénéficier jusqu’à la millième génération des dons et opportunités que le Seigneur nous offre. Moi je choisis la voie de la Sagesse.

Mas comment la trouver ? Où la rencontrer ? Est-ce si facile de la cerner et de l’appliquer. Je dirais sans risque de me tromper que c’est bien l’une des denrées les plus rares, insondables, abstraites, de notre quotidien humain. Agir selon la volonté de Dieu, comme c’est compliqué dans ce siècle ou les cinq organes de sens sont les principaux pour ne pas dire les seuls capteurs d’informations et notre ego, le seul juge. Alors que faire ? Abandonner et faire comme tout le monde, puisque dit-on, «  il n’ y a rien de nouveau sous le soleil » ? Non bien sûr, il faut demander à qui de droit la Sagesse. A ce sujet l’apôtre Jacques est formel et affirme : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » Jacques 1/5

Jérémie quant à lui, rapporte cette déclaration du Seigneur: « Invoque-moi, et je te répondrai; Je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas »Jeremie 33/3Qui mieux que le Seigneur peut nous instruire sur sa volonté, sur comment utiliser notre corps, notre âme et nos esprit. N’est –il pas notre créateur ? Qui mieux que lui nous donnera la notice d’utilisation du mariage ? De la famille ? De la joie, la justice, la paix ? N’est-il pas le prince de la paix, le Seigneur de la vie, le bon berger ? Certes  demander au Seigneur la Sagesse pour toujours prendre les bonnes décisions n’est pas aussi aisé que ça. Car quelle garantie avons-nous qu’il répondra ? Et au bon moment ? C’est bien pour ça que Jacques précise de demander avec foi, sans douter : « Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter » Jacques 1/6; C’est là le prix de l’acquisition de la Sagesse : demander avec foi.  Alors  la Sagesse, ce don gratuit de Dieu nous sera accordé, et nous prendrons les bonnes décisions dans nos vies. Les mots regrets et remords seront effacés à jamais de notre vocabulaire et on saura que la main du Seigneur est sur nous. Alors la Sagesse ou la sottise, la vie ou la mort ? A chacun de faire le choix.

«  j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité » Deut 30/19